Al piacere del Signore G.F. Haendel

En tant que musiciennes, clavecinistes, soeurs... nous nous sommes nourries des oeuvres originales écrites pour 2 clavecins et nous les avons savourées. Chacune de ces pièces témoigne d'une facture particulière. Excepté les concertos de Bach, le répertoire se compose de perles éparses : un concerto de J.L. Krebs par ici, une Allemande de F. Couperin par là, deux pièces parmi les centaines d'oeuvres pour clavecin seul du Fitzwilliam Virginal Book, etc...

La liberté d'interprétation à l'époque baroque appelait tout naturellement la transcription. Cet art aux fruits éphémères et peu édités fut très familier au siècle des lumières. Dans les cours et les salons, l'on se délectait à réécouter les plus beaux airs d'opéras à la mode et autres pièces orchestrales sans forcément être attaché à la formation d'origine.

L'idée de transcrire est à la fois simple par sa définition et savante par sa réalisation. A chaque pièce, rien n'est jamais pareil, il faut s'adapter, distinguer, goûter, imaginer, méditer ...

Sur notre chemin, nos recherches et nos essais de transcriptions ont abouti à une cohue de questions et à une ribambelle d'énigmes ... Tout ceci n'a fait qu'attiser notre curiosité et redoubler notre ardeur, mettant notre goût sur les charbons ardents du doute...

En tout cas, Mr Haendel veille, son génie nous gouverne et nous élève.


Nadja & Chani Lesaulnier